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Étudiantes en maïeutique en Ile-de-France : quelles évolutions depuis les réformes des études en santé ?
Thomas Karnycheff  1, 2@  
1 : LAB'URBA
Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne - Paris 12
2 : IRDES
Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDES)

Introduction

Cette étude fait partie d'une thèse co-financée par la région Ile-de-France et l'IRDES et dont l'objet est l'étude de mesures prises ces dernières années concernant la formation, l'installation et les compétences des sages-femmes et leurs effets sur les inégalités sociales et territoriales de santé.

Les sages-femmes sont avec les médecins généralistes et les gynécologues, les professionnelles assurant les suivis de grossesses et depuis 2009 le suivi gynécologique. Rendre un accès équitable à ces suivis constitue un moyen d'améliorer la santé des femmes. Un des leviers identifiés pour y parvenir consiste en une répartition plus équitable des sages-femmes sur le territoire français. Une mesure pour y remédier est la régulation de leur installation avec l'instauration d'un zonage, dont l'étude fera partie de la thèse.

Cette communication sera centrée sur l'étude de mesures concernant la formation des étudiantes en maïeutique, mesures pouvant impacter la répartition territoriale des sages-femmes.

Or, au niveau de l'offre de soins, l'Ile-de-France présente des caractéristiques particulières par rapport aux autres régions. Elle regroupe près de 20% des femmes françaises en âge de bénéficier de ces suivis et concentre plus de 25% des gynécologues, à la différence des médecins généralistes et des sages-femmes (16% ; DREES) dont les effectifs ne semblent pas suffisants au regard de la demande potentielle en soins.

De même, les capacités de formations des sages-femmes y sont moindres compte-tenu des potentiels besoins. Les départements de maïeutiques franciliens représentaient 14% de l'ensemble des places ouvertes à la formation en 2020. De plus, les territoires qui constituent cette région sont marqués par d'importantes inégalités socio-économiques et sanitaires.

Contexte

Les conditions d'accès aux études en santé ont été modifiés ces dernières années, réforme de la première année commune aux études de santé (PACES) en 2009 puis remplacé en 2019 par la création des parcours accès santé (PASS) et des licences accès santé (LAS). Le numérus clausus a également été supprimé à cette date.

Dans la littérature, des études concernant la médecine générale ont montré un lien entre certaines caractéristiques des étudiants (origine géographique, lieux fréquentés lors des stages) et lieux d'installation (Nédelec et al., 2023; Silhol., 2024; Puddey et al., 2017).

L'objectif du travail présenté ici est de décrire les profils académiques, géographiques et socio-économiques des étudiantes en maïeutique et leurs éventuelles évolutions au regard des récentes réformes.

Données

Le système d'information sur le suivi des étudiants (SISE) produit par le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche constitue la principale source de données utilisée pour répondre à l'objectif de cette étude. Il fournit des données au niveau individuel sur l'ensemble des étudiants inscrits à l'université, renseignant notamment la formation, le parcours académique, l'origine géographique et socio-économique des étudiants.

Résultats

Des éléments descriptifs relatifs aux profils des étudiantes en maïeutique et à leurs évolutions dans l'espace et le temps seront présentés lors de cette communication. Il s'agira de présenter les profils-types des étudiantes en maïeutique inscrites dans les établissements franciliens en les comparant à celles des établissements des autres régions notamment les régions voisines.


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